Boycott culturel et indépendances à l'honneur : rendez-vous au Decolonial Film Festival !
Apolline Bazin
13 mai 2026
7 min.

Rendez-vous culturel et politique, le Decolonial Film Festival est de retour pour une troisième édition en Ile-de-France jusqu’au 24 mai ! Problematik a rejoint le comité de sélection pour projeter Bacurau, un western brésilien électrique.
Le Decolonial Film Festival se présente comme « un événement qui questionne les notions de colonisation, de pouvoir, et de résistance, de manière engagée et accessible ». En deux ans, le festival est devenu un précieux rendez-vous d’éducation et de politisation par le cinéma. Les précédentes éditions ont réuni au total 4 550 spectateur·ices, et avec des projections organisées toute l’année, le Decolonial Film Festival construit progressivement une véritable communauté. Il permet chaque année de célébrer le cinéma indépendant et découvrir des archives méconnues ou trop peu accessibles. Sa programmation foisonnante est organisée autour de grands thèmes : Héritages, Diasporas, Résistances, Spiritualités et Amours. Elle est composée avec la complicité de médias et collectifs militants ; 17 au total pour cette édition, dont Tsedek!, le festival Ciné-Palestine, Jins, Cinewax, Noir Cinema… et Problematik !
A propos de cette édition, l’équipe du DFF écrit qu’ « un dialogue s’effectuera tout au long du festival sur l’utilisation du cinéma pour définir l’image et l’identité des peuples opprimés, leurs mémoires, et leurs héritages politiques ». L’événement s’est ouvert avec la projection de Do you love me ? de Lana Daher. Actuellement en salles, ce long-métrage est pensé comme une lettre d’amour à Beyrouth dont on découvre l’histoire et les multiples visages à travers 70 ans d’archives.
Des grands temps forts ont été imaginés les week-ends. Le samedi 16 mai est une journée dédiée au Maghreb noir à l’espace 1789 de Saint-Ouen sur Seine. Elle commencera avec un documentaire dédié à Tahar Chériaa, père du panafricanisme cinématographique et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage en 1966. Elle se poursuivra avec Festival panafricain d’Alger de 1969, un film dédié au premier événement du même nom tourné par William Klein. Le dimanche 17 mai, l’équipe du DFF propose une contre-soirée Eurovision au cinéma Le Luxy à Ivry-sur-Seine avec la projection du documentaire Palestinian Identity de Kassem Hawal puis une table ronde sur « Comment boycotter la culture ? ». Enfin, le samedi 23 mai, aura lieu l’avant-première française du documentaire With Hasan in Gaza. Dernier saut dans le temps, avec 25, un film de clôture rare qui montre la libération du Mozambique le 25 juin 1975.
Grâce aux membres du comité de programmation, le DFF ouvre des portes sur des mondes et des histoires trop peu connues. Voici quelques séances qui ont particulièrement retenu notre attention :
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* Jeudi 14 mai, le collectif 1916 tamil cinema projette Autoqueens, un film retrace le parcours du premier syndicat de conductrices d’auto-rickshaw (un mode de transport populaire), du Tamil Nadu, ainsi que Sengadal une fiction qui raconte les vies morcelées du Sri Lanka post-guerre ethnique.
* Lundi 18 mai au Luminor, Dune magazine met lui en lumière la richesse des musiques du Maghreb avec un documentaire dédié à l’aïta, chant puissant porté par des artistes itinérantes, les cheikhates ; ainsi qu’un portrait de Nass El Ghiwane, chanteur magnétique des années 70.
* Vendredi 22 mai, Fanm Media présente une sélection de courts-métrages autour des spiritualités créoles, entre fantômes de l’esclavage, créatures aquatiques et mémoires familiales.
Et que propose Problematik dans tout ça ? Jeudi 21 mai, nous vous donnons rendez-vous au cinéma 104 à Pantin pour (re)découvrir Bacurau de de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles. Le pitch ? Dans un futur proche… Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte...
Nous avons choisi ce film pour sa représentation grinçante d’une politique néo-coloniale, parce qu’il est une critique de la politique de Bolsonaro et qu’il donne à voir la résistance d’une petite communauté composée de personnages forts.
Rendez-vous culturel et politique, le Decolonial Film Festival est de retour pour une troisième édition en Ile-de-France jusqu’au 24 mai ! Problematik a rejoint le comité de sélection pour projeter Bacurau, un western brésilien électrique.
Le Decolonial Film Festival se présente comme « un événement qui questionne les notions de colonisation, de pouvoir, et de résistance, de manière engagée et accessible ». En deux ans, le festival est devenu un précieux rendez-vous d’éducation et de politisation par le cinéma. Les précédentes éditions ont réuni au total 4 550 spectateur·ices, et avec des projections organisées toute l’année, le Decolonial Film Festival construit progressivement une véritable communauté. Il permet chaque année de célébrer le cinéma indépendant et découvrir des archives méconnues ou trop peu accessibles. Sa programmation foisonnante est organisée autour de grands thèmes : Héritages, Diasporas, Résistances, Spiritualités et Amours. Elle est composée avec la complicité de médias et collectifs militants ; 17 au total pour cette édition, dont Tsedek!, le festival Ciné-Palestine, Jins, Cinewax, Noir Cinema… et Problematik !
A propos de cette édition, l’équipe du DFF écrit qu’ « un dialogue s’effectuera tout au long du festival sur l’utilisation du cinéma pour définir l’image et l’identité des peuples opprimés, leurs mémoires, et leurs héritages politiques ». L’événement s’est ouvert avec la projection de Do you love me ? de Lana Daher. Actuellement en salles, ce long-métrage est pensé comme une lettre d’amour à Beyrouth dont on découvre l’histoire et les multiples visages à travers 70 ans d’archives.
Des grands temps forts ont été imaginés les week-ends. Le samedi 16 mai est une journée dédiée au Maghreb noir à l’espace 1789 de Saint-Ouen sur Seine. Elle commencera avec un documentaire dédié à Tahar Chériaa, père du panafricanisme cinématographique et fondateur des Journées Cinématographiques de Carthage en 1966. Elle se poursuivra avec Festival panafricain d’Alger de 1969, un film dédié au premier événement du même nom tourné par William Klein. Le dimanche 17 mai, l’équipe du DFF propose une contre-soirée Eurovision au cinéma Le Luxy à Ivry-sur-Seine avec la projection du documentaire Palestinian Identity de Kassem Hawal puis une table ronde sur « Comment boycotter la culture ? ». Enfin, le samedi 23 mai, aura lieu l’avant-première française du documentaire With Hasan in Gaza. Dernier saut dans le temps, avec 25, un film de clôture rare qui montre la libération du Mozambique le 25 juin 1975.
Grâce aux membres du comité de programmation, le DFF ouvre des portes sur des mondes et des histoires trop peu connues. Voici quelques séances qui ont particulièrement retenu notre attention :
* Jeudi 14 mai, le collectif 1916 tamil cinema projette Autoqueens, un film retrace le parcours du premier syndicat de conductrices d’auto-rickshaw (un mode de transport populaire), du Tamil Nadu, ainsi que Sengadal une fiction qui raconte les vies morcelées du Sri Lanka post-guerre ethnique.
* Lundi 18 mai au Luminor, Dune magazine met lui en lumière la richesse des musiques du Maghreb avec un documentaire dédié à l’aïta, chant puissant porté par des artistes itinérantes, les cheikhates ; ainsi qu’un portrait de Nass El Ghiwane, chanteur magnétique des années 70.
* Vendredi 22 mai, Fanm Media présente une sélection de courts-métrages autour des spiritualités créoles, entre fantômes de l’esclavage, créatures aquatiques et mémoires familiales.
Et que propose Problematik dans tout ça ? Jeudi 21 mai, nous vous donnons rendez-vous au cinéma 104 à Pantin pour (re)découvrir Bacurau de de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles. Le pitch ? Dans un futur proche… Le village de Bacurau dans le sertão brésilien fait le deuil de sa matriarche Carmelita qui s’est éteinte à 94 ans. Quelques jours plus tard, les habitants remarquent que Bacurau a disparu de la carte...
Nous avons choisi ce film pour sa représentation grinçante d’une politique néo-coloniale, parce qu’il est une critique de la politique de Bolsonaro et qu’il donne à voir la résistance d’une petite communauté composée de personnages forts.
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